La bibliothèque universitaire de Vilnius, fondée en 1570 par les jésuites, est l’une des plus anciennes d’Europe de l’Est. Située dans l’enceinte de l’université, elle abrite plus de cinq millions de documents, dont des manuscrits rares, des cartes anciennes et des incunables. Elle a traversé les époques, polonaise, russe, soviétique, tout en demeurant un centre majeur du savoir et de la culture lituanienne.
Les statues des trois Saints (Antoine, Eustache et Stanislas) dominent le mont des Trois Croix, au-dessus de Vilnius. Selon la légende, elles commémorent trois moines franciscains martyrisés au XIVe siècle pour avoir prêché le christianisme. Les croix, érigées pour la première fois en bois, ont été remplacées par des structures en béton en 1916, puis restaurées après l’indépendance. Le site offre l’une des plus belles vues panoramiques sur la ville.
La statue de Gedymin rend hommage au grand-duc Gediminas, fondateur légendaire de Vilnius au XIVe siècle. Selon la tradition, il aurait rêvé d’un loup de fer hurlant sur une colline, symbole d’une grande cité à venir. Située près du château du même nom, la statue représente le souverain dans une posture noble, regardant vers la ville qu’il fit ériger. Elle rappelle le rôle central de Gediminas dans la formation de l’identité lituanienne.
Vilnius porte encore les marques de l’époque soviétique, visible à travers des bâtiments massifs aux lignes rigides et aux façades uniformes. Ces constructions, érigées entre 1945 et 1990, témoignent d’une période de domination politique et idéologique. Parmi elles, les quartiers résidentiels de Karoliniškės ou Lazdynai illustrent le style fonctionnel typique du réalisme socialiste, aujourd’hui réinterprété dans une perspective patrimoniale.
L’église Saints Pierre-et-Paul, chef-d’œuvre du baroque lituanien, fut édifiée au XVIIe siècle par l’hetman Mykolas Kazimieras Pacas pour célébrer la victoire sur les troupes moscovites. L’extérieur, sobre, contraste avec l’intérieur spectaculaire décoré de plus de deux mille sculptures en stuc blanc. Chaque détail évoque la foi, la victoire et la fragilité de la vie humaine, faisant de ce lieu l’un des joyaux spirituels de Vilnius.
Symbole du gothique flamboyant en Lituanie, l’église Sainte-Anna fut construite au début du XVIe siècle en briques rouges. Sa façade élancée, composée de multiples arcs et colonnettes, impressionne par son élégance et sa légèreté. La légende veut que Napoléon, fasciné par sa beauté, ait voulu la transporter à Paris dans le creux de sa main. Sainte-Anna demeure l’un des monuments les plus photographiés de Vilnius.
Située au cœur de la place du même nom, la Cathédrale St-Stanislas est le principal sanctuaire catholique du pays. Son histoire remonte au XIIIe siècle, lorsque le grand-duc Mindaugas fit ériger la première église chrétienne de Lituanie. Le bâtiment actuel, de style néoclassique, date du XVIIIe siècle. Sa façade à colonnade rappelle les temples antiques, tandis que la chapelle Saint-Casimir abrite le tombeau du saint patron de la Lituanie.
La tour de Gedymin, vestige du château supérieur de Vilnius, domine la colline du même nom. Construite au début du XVe siècle sous le grand-duc Vytautas, elle servait autrefois de tour de guet et de symbole du pouvoir princier. Restaurée au XIXe siècle, elle abrite aujourd’hui un petit musée consacré à l’histoire de la ville et du grand-duché de Lituanie. Du sommet, la vue embrasse toute la vieille ville, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.